Un an après mon 1er jeûne hydrique !
→ Ce que la faim m’a appris sur l’abondance...
On me parle souvent de "l'avant/après" physique. Celui qui saute aux yeux sur les photos. Mais la véritable métamorphose de ma première semaine de jeûne hydrique ne se lit pas sur ma balance. Elle s'est jouée dans mon rapport au monde.
1. Le choc du retour
Tout a commencé par un voyage. Le Cameroun, un sac à dos, et des rencontres qui vous recollent le cœur d'une autre façon. En rentrant en France, j'ai ressenti un vertige, celui de notre opulence face à leur sobriété forcée.J'ai eu besoin de transformer ce choc en acte.
Je voulais goûter, ne serait-ce qu'une semaine, à cette émotion que nous avons rayée de notre vocabulaire : la frustration.
2. Jeûner pour ne pas être seule
Ma démarche n’était pas une détox de magazine. C’était une démarche de solidarité silencieuse.
→ Ressentir la précarité alimentaire, physiquement et émotionnellement.
→ Vivre le manque, pour ne plus prendre l'accès à la nourriture comme un acquis.
→ Partager le vide de l'estomac pour mieux remplir l'esprit.
3. Un pont entre les cultures
Ce jeûne a été mon terrain d'entente. Un pont entre mes proches au Cameroun qui s’adaptent face au manque, et mes amis musulmans qui sont loyales à leur religion en pratiquant le Ramadan. Pendant sept jours, manquer de tout est devenu ma façon d'être fidèle à l'humain, d'être plus proche d'eux.
Laisser sa part aux autres, s'effacer un peu pour laisser de la place au lien."Le jeûne n'est pas une absence de nourriture, c'est une présence à l'autre."
Ps : Dans un prochain article, j’aborderai les aspects physiologiques et les sensations que cette expérience m’a procuré. Hâte de vous la partager